Turandot dans la presse

Posté dans Uncategorized le février 9, 2009 par maxpistorio

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Photos de Presse (Eden, janvier 2009)

Posté dans Uncategorized le janvier 13, 2009 par maxpistorio

Vous trouverez notre galerie de photos ici :

http://www.constantdupuis.be/sd/dispo/PrincesseTurandot/press/

Et ici pour les télécharger en haute définition :

http://www.constantdupuis.be/sd/dispo/PrincesseTurandot/HighDef

Bienvenue sur le blog de la Princesse Turandot

Posté dans Uncategorized le décembre 19, 2008 par maxpistorio

Soyez les bienvenus sur le blog de la Princesse Turandot.

Nous avons créé cet espace pour vous ouvrir les portes de notre atelier de réflexion. Promenez-vous librement dans nos différentes catégories à droite de l’écran pour entrer dans le jeu…

Projet d’affiche

Posté dans Images le décembre 2, 2008 par maxpistorio

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Extrait de l’Acte I

Posté dans Texte le décembre 2, 2008 par maxpistorio

Barach : Tu as entendu ?

Kalaf : Oui, mais comment se peut-il qu’un simple dessin ait un pouvoir pareil sur les hommes ? Il ramasse le portrait.

B : Arrête !

K : Je veux voir si sa beauté est vraiment telle qu’on le dit, c’est tout.

B : Non, je te l’interdis ; il vaudrait mieux regarder la tête de Méduse.

K : Es-tu devenu fou, Barach ! Jamais la beauté d’une femme, je veux dire d’une femme vivante n’a pu troubler ma raison. Alors, tu peux être certain que je ne risque pas d’être perturbé par une œuvre d’art, je ne suis pas un enfant ! Après tout ce que j’ai vécu, tous les combats surmontés, crois-tu vraiment que j’ai à craindre ces ridicules superstitions amoureuses ?

B : Je t’en supplie, donne-moi cette image !

K : Tu finis par m’offenser.

B : C’est parce que je t’aime, innocent ! K. regarde le portrait. Grands dieux ! Que va-t-il arriver ?

K : Oh, comme elle est jolie…Des yeux doux, un visage d’ange.

Impossible, un cœur insensible ne peut pas battre en cette poitrine.

B : Qu’est-ce que j’entends ! Sache que le plus éloquent des hommes ne pourrait pas trouver les mots justes pour décrire la morgue et la cruauté de celle chienne implacable.

K : Tu essaies en vain de m’épouvanter. Regarde-moi cette beauté merveilleuse. Le plus heureux des hommes sera celui qui possèdera les roses de tes joues, les perles de tes yeux et le corail de tes lèvres. Barach, personne ne me connaît ici. Garde-toi bien de prononcer mon nom. Je veux tenter ma chance et y aller.

Qu’est-ce que j’ai à perdre, dis-le moi ?

B : Ta tête, mais mon pauvre ami, on dirait que tu l’as « déjà » perdue.

K : Je vais donc entrer dans le monde de Turandot.  La voir comme je te vois…

B : Tu la verras. Mais en attendant regarde et profite de ce terrible exemple. Cette tête sanglante est celle du prince de Samarcandre et l’homme qui marche là sera ton bourreau…

K : Non, car je suis sûr de réussir et devenu puissant, je rendrai justice à mes parents. Au revoir Barach…

B : Hassan…

K : Au revoir Hassan; mon destin m’appelle et merci pour tout.

La Musique : sur les ondes de Gauthier

Posté dans L'Infini Théâtre le décembre 2, 2008 par maxpistorio

Lorsque Dominique m’a proposé d’écrire la musique d’un texte de Gozzi, au vu de l’époque et du lieu de vie de l’auteur, s’est imposé le quatuor à cordes dans le choix des instruments ; Vivaldi étant un contemporain, l’utilisation de la basse continue et de la forme classique également. L’action se passant dans une sorte de Chine-Irano-Persique, l’apport d’instruments tels le luth, les percussions et les cymbales, trouva son sens dans l’écriture musicale. La voix humaine étant indiscutablement le premier instrument à nous “toucher”, surtout lorsqu’il s’agit de nous parler d’amour, de sentiments, de relations, celle-ci a également pris part à la musique originale.

 

Lors d’une des premières réunions dramaturgiques, Dominique nous expliquait la liberté octroyée à l’acteur dans son jeu tout en maintenant un trajet essentiel au suivi de l’histoire et aux émotions qui s’en dégagent.  Dès lors, la musique ne pouvait pas être rigide.  Elle devait pouvoir suivre les injonctions du jeu de l’acteur, les différences d’interprétation d’un jour à l’autre, tout en gardant un fond identique.

 

C’est pourquoi, l’écriture de “thèmes musicaux” s’est imposée : cinq principaux thèmes suivant cinq étapes importantes dans l’évolution dramatique de l’histoire et en adéquation avec les trajets des protagonistes. Quant à l’adaptation à l’invention différente de chaque soir, elle se jouera dans la recomposition en direct de la musique à partir des arrangements musicaux écrits et enregistrés séparément. Le musicien épousera la danse et la voix du soir, et avec ses propres pièces du puzzle, redessinera le paysage sonore.

 

Techniquement parlant, ont été enregistrés séparément des violons, du violoncelle, de la contrebasse, du luth et des percussions, des voix de femme et d’homme jouant différentes parties des 5 thèmes, de la mélodie aux différentes voix et différents arrangements écrits sur chaque thème. Des atmosphères représentant les éléments (air, terre, eau, feu), des matières ou ambiances faisant référence (marché, extérieur, intérieur, rue, mouvement etc…) sont aussi à la disposition du musicien.

 

La performance musicale repose sur une écoute active du jeu d’acteur, sur la connaissance de la dramaturgie et sur une grande complicité avec les comédiens.

 

Gauthier Lisein

Les Masques : dans l’atelier de Lucia…

Posté dans L'Infini Théâtre le décembre 2, 2008 par maxpistorio

Ma rencontre avec Dominique Serron est un moment de chance dans mon cheminement de créatrice de masques de théâtre. Ensemble dans la création, j’approfondis ma recherche. La création des masques pour Turandot est un processus créatif qui s’inscrit dans un temps indéfini. Chaque étape de travail, de la conception à la fabrication est une aventure patiente pour donner la “vie” au masque. Une fois porté par le comédien, le masque s’anime, danse ; il acquiert ainsi toute sa signification. 

Merci à tous pour ce beau moment de théâtre.

 

Lucia Picaro

L’Infini Théâtre

Posté dans L'Infini Théâtre le décembre 2, 2008 par maxpistorio

La compagnie L’Infini Théâtre naît en 1986 de l’impulsion de la metteure en scène Dominique Serron. Son travail, primé à plusieurs reprises, est nourri d’une investigation exigeante du texte, qui s’incarne dans le corps de l’acteur et se prolonge dans l’occupation physique de la scène, pour nous révéler la substance intrinsèque à chaque œuvre. Les artisans de L’Infini Théâtre ont à cœur de livrer au public, pleinement et simplement, dans une honnêteté intellectuelle, les fruits de leur travail d’atelier.

 

L’Infini Théâtre porte aussi un projet pédagogique : la synergie entre ceux qui le font et ceux qui y assistent.

« Des ateliers plutôt que de la promotion publicitaire : je veux valoriser le lieu théâtral en animant la culture et en créant une intimité entre les artistes et les amateurs de culture. La fusion entre pédagogie et création, théories et pratiques, le corps et la pensée.

Je place la création au centre de l’activité et en la faisant « tourner » très intensément, elle rayonne sur la vie sociale.

Rencontres universitaires, conférences, ateliers de réflexion avec les enseignants, les étudiants, les artistes.

Formations pour les adolescents. Ateliers de recherche pour les artistes. (…) »

Dominique Serron

 

La compagnie a signé à ce jour une vingtaine de spectacles (dont Alice, La Surprise de l’amour, As you like it, Lady Will, Le Decameron, Iphigénie, Le Conte d’hiver, Lolita le scénario, le Jeu de l’amour et du hasard…) créés à Bruxelles au Botanique, au Théâtre National, aux Halles de Schaerbeek, au Centre culturel Jacques Franck, au Théâtre Molière, au Théâtre de Namur… Elle multiplie également les tournées nationales et internationales.

 

Depuis quelques années, Dominique Serron emmène une petite équipe (les comédiens France Bastoen, Patrick Brüll, Laurent Capelluto et Luc Van Grunderbeeck) au cœur de sa recherche théâtrale, et sur les chemins de la réflexion sur la place du théâtre dans notre société et le respect de ses artistes.

 

La Princesse Turandot relève du défi : celui de faire parler l’« ici et maintenant » d’une œuvre du passé par l’extraction rigoureuse de sa « moelle ».

La créatrice des masques, Lucia Picaro, le compositeur Gauthier Lisein, la scénographe Anne Guilleray, la costumière Renata Gorka, le créateur lumière Xavier Lauwers, rejoignent une fois de plus la démarche de la metteure en scène à la tête d’une troupe élastique d’une douzaine d’acteurs-chercheurs…

L’Animation

Posté dans L'Infini Théâtre le décembre 2, 2008 par maxpistorio

         L’Infini Théâtre propose des animations scolaires en lien avec le spectacle. Ces animations se présentent sous forme d’ateliers qui mêlent quelques notions théoriques nécessaires à la compréhension du spectacle (Commedia, dramaturgie du merveilleux…) et l’exploration physique par les élèves eux-mêmes du jeu masqué (rencontre solitaire avec le masque, archétypes italiens, libération en musique du langage du corps…)

         Cette animation est réalisée par deux comédiens-animateurs et est prévue pour une quarantaine d’étudiants du cycle secondaire supérieur, sur une durée de 2×50 minutes.

         L’école doit prévoir un lieu d’animation approprié (salle de gym ou de théâtre dégagé des tables et des chaises) et un lecteur CD. Les étudiants doivent prévoir une tenue de sport et de quoi prendre quelques notes.

Prolongement théorique : le trou noir

Posté dans Prolongements théoriques le décembre 2, 2008 par maxpistorio

On a parlé à plusieurs reprises du trou noir comme lieu de ces possibles, il serait intéressant de s’interroger sur le phénomène scientifique sur lequel la relativité générale et la physique quantique se penchent… Les particularités de ce phénomène que l’on tentera d’expliquer sommairement grâce au dictionnaire cosmographique renvoient notamment au big bang à l’origine de la création !

 

 

Un trou noir est une région de l’univers où se concentre une masse tellement compacte qu’il y règne un champ de gravitation extrême, c’est-à-dire que l’attraction exercée sur tout corps est telle que pour y échapper il faudrait acquérir une vitesse supérieure à celle de la lumière (et donc recourir à une énergie infinie). L’impossibilité pour aucun corps matériel mais aussi pour la lumière elle-même de s’extraire d’un tel piège, après y être tombée, explique l’appellation de trou noir, qui a été donnée à ce type d’astre par John Wheeler, en 1967. Mais le trou noir ne peut être envisagé réellement qu’à partir des notions de la relativité générale, autrement dit selon les concepts de la théorie de la gravitation d’Einstein, pour laquelle champ de gravitation signifie courbure de l’espace-temps. Un trou noir sera alors plutôt envisagé comme une région de l’univers où une courbure extrême révèle des propriétés de l’espace-temps spéciales. Par exemple, dès la formation d’un trou noir, l’accroissement de la courbure de l’espace-temps à l’intérieur de celui-ci ne peut plus aller qu’en s’accélérant. Elle devient donc inéluctablement infinie. L’intérieur d’un trou noir renferme donc en théorie une singularité (un noyau) correspondant en particulier à des densités de matière et d’énergie infinies. Quelque chose qui rappelle la situation dans laquelle devait en principe se trouver l’univers dans son ensemble à la date zéro du big bang et qui pose d’ailleurs un trou noir comme une sorte de big bang à l’envers et localisé. Ici, matière, espace et temps n’émergent plus au voisinage de la singularité, ils s’y engloutissent.

 


L’approche scientifique de la matière en mouvement nous amène à souligner le rapprochement que l’on peut faire entre les théories des physiciens de l’atome et les pensées des mystiques orientaux. Référons-nous ici à Marc de Smedt et à sa préface aux Aphorismes et paraboles de Tchouang Tseu. (Voir annexe 2)

 

 

 

« (…) c’est en effet une même vision organique où la partie ne peut se dissocier du tout, où les échanges se font sans cesse en une connexion incessantes de fluides énergétiques : rendre la cohérence globale des relations mutuelles détermine la structure d’ensemble. C’est la théorie du bootstrap pour laquelle « l’univers est un tissu dynamique d’événements interdépendants » (F. Capra), théorie que l’on peut comparer au Li chinois, ce pattern (structure) dynamique qui fait que l’organisation cosmique est en réalité un grand modèle dans lequel sont inclus tous les modèles mineurs et les « lois » qu’on y découvre sont intrinsèques à tous les modèles » (Joseph Needham). Loin d’être inerte ou statique, la matière est un événement, une danse animée dans son apparente immobilité, une vibration, un rythme : d’après la physique quantique, les structures atomiques et nucléaires sont animées d’un incessant mouvement, ce qui rejoint cet adage taoïste qui dit que c’est « c’est seulement lorsqu’il y a repos en mouvement que peut apparaître le rythme spirituel qui pénètre le ciel et la terre ». Adage à double voie, triple sens, puisqu’on peut aussi bien y trouver :

-          un résumé de l’état de matière apparemment solide mais composée de particules tourbillonnantes et de structures ondulatoires : une pierre bouge, vit ;

-          le principe invisible de l’énergie animante que les Chinois appellent Ch’i, les Japonais Ki, et Bergson, ce philosophe à redécouvrir: force vitale ;

-          ce moment de la méditation où le corps immobile, la pensée suspendue vibrent à l’unisson de l’univers en une interconnexion consciente, une osmose lucide, moment primordial où l’espace et le temps coïncident absolument et où le corps-objet que nous sommes emmagasine le maximum d’énergie dans sa masse suivant la célèbre équation E=mc². La partie fait alors totalement, car consciemment, partie du tout. On appelle ça un état mystique, c’est en fait un état naturel, même s’il est à tort méconnu. »

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